bonne pioche et traditions , le vassilopita.

J’aime les traditions qui allient bon goût et bon esprit.

Ainsi en est-il des délicieuses pâtisseries qui permettent de clore une année ou d’en entamer une autre en souhaitant joie, félicité et bonheur à ses proches.

L’an passé, grâce au blog Couleurs d’Istanbul, je découvrais la vassilopita.

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Traduit comme pide de Basile, je ne pouvais pas passer à côté puisque c’est le prénom de notre cadet. Ni une ni deux, après quelques recherches sur le sujet, je décidai de l’intégrer dans notre calendrier de festivités familiales car elle est pleine de sens pour un petit bonhomme du nom de Basile qui grandit à Istanbul et qui a déménagé cet automne près du quartier de Kurtuluş !

03-01-2015 (8)

Jusque dans les années 1960, Kurtuluş était largement peuplé de Grecs avec des minorités arméniennes, juives et latines. De cette époque, des commerces sont restés, et on peut donc trouver facilement des spécialités issues de toutes ces communautés.

En ce 31 décembre, toutes les boulangeries de ce quartier proposaient donc comme toujours à cette date la  »Sakızlı Paskalya », ou  »YeniYıl Cöreği » qui correspond peu ou prou au gâteau de la Saint Basile grec, la  »vassilopita », dont la recette séculaire a été ramenée par le peuple grec réfugié de l’actuelle Turquie en 1922.

Point commun entre la Turquie et la Grèce mais pour de raisons différentes : on ouvre les cadeaux le soir du 31 et non pas le 25 décembre. En Grèce, ils sont apportés par Saint Basile (Vassilis), célèbre pour avoir créé des écoles et des orphelinats alors qu’il était évêque de Césarée, en Cappadoce.

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Le gâteau qui porte son nom est une pâte briochée, parfumée aux zestes d’orange et au mastic (en turc,  »sakız »). On le partage entre les convives à minuit, et comme chez nous avec la galette des rois de l’Epiphanie, on y cache une pièce de monnaie et celui qui la trouve sera heureux durant toute l’année à venir !

Cette année, pour la première fois, nous avons dégusté une vassilopita achetée en boulangerie, excellente accompagnée d’un thé ou d’un café, mais sans pièce porte-bonheur !

J’en ferai également une de mes mains, en m’inspirant de cette recette qui avait plu à toute la famille l’an passé :

Elle ne respecte pas forcément les ingrédients de la recette originale, dont le très précieux mastic, mais je suis certaine qu’elle fera son petit effet si vous la servez en l’accompagnant de son histoire avec petite pièce d’or à la clé, et au moins trouverez-vous tous les ingrédients nécessaires à sa confection aisément !

Bonne année à tous les lecteurs du Mag Couleurs d’Istanbul !

Christelle DD : j’élève mon enfant en Turquie