Un peu d’archéologie : découverte de la ville antique d’Ephèse

Le théâtre

Ephèse est une ville antique située non loin de Kusadasi, sur la côte égéenne. Elle a été colonisée au Xème siècle avec JC, par Androclos, le fils du Roi d’Athènes. Elle fut, tout au long de l’Antiquité, une colonie grecque, occupée par différents assaillants comme les Lydiens ou les Perses, puis devint romaine quand l’Anatolie, elle-même, devint province romaine en 180 av. JC.

Ephèse était un port important sur la Mer Egée et la première cité d’Asie Mineure et de l’Ionie. C’était donc un carrefour de populations, de commerce et d’échanges, et donc un centre culturel, intellectuel, religieux et artistique très florissant. La ville a été ensablée au cours des siècles suite à divers évènements géologiques ou météorologiques, et se trouve, aujourd’hui, à 7 km de la côte, près de la ville moderne de Selçuk.

Le site archéologique est splendide. Les vestiges visibles aujourd’hui datent, pour la plupart, de la période hellénistique ou romaine. De nombreuses campagnes de fouilles et de restauration ont été menées par des archéologues anglais et autrichiens.

Ephèse était célèbre dans l’Antiquité pour son temple d’Artémis datant du Vème siècle avant JC et qui faisait partie des Sept Merveilles du Monde Antique. En marbre, d’ordre ionique, il fut détruit par un incendie en 356 av JC et reconstruit sous Alexandre le Grand. Il ne reste aujourd’hui que quelques vestiges sur place et d’autres conservés au British Museum.

Pavement de mosaique

Le départ de la visite se fait du haut de la ville antique, qui est construite sur le Mont Pion. De nombreux monuments jalonnent l’avenue principale qui descend jusqu’à l’ancien port.  L’Odéon, charmant petit théâtre, l’Agora avec le Prytanée et la Basilique. Les vestiges du Temple de Domitien et le Monument de Memmius où quelques statues sont encore debout. La Porte d’Hercule. La Rue des Courètes bordée de colonnades et de boutiques. La Fontaine de Trajan, le quartier des Thermes de Scholastika, et le très joli temple d’Hadrien de style corinthien. Les maisons construites en terrasses. La surprenante Bibliothèque de Celsius. Le très beau théâtre doté de 24 000 places assises, et le Stade.

Le temple d'Hadrien

Revenons sur les deux édifices les plus remarquables du site.

Les maisons en terrasses : face au Temple d’Hadrien, des centaines de maisons étaient construites en terrasses, à flanc de collines. Deux îlots ont été restaurés et ouverts au public, couverts et dotés de passerelles permettant la circulation et l’observation du site. C’est un véritable « musée » dans le site d’Ephèse qui permet de comprendre comment était organisée et décorée une maison dans l’Antiquité. A noter les mosaïques et les murs de fresques représentant des scènes de théâtre, de la nature ou diverses divinités, comme on peut en voir à Pompéi ou Herculanum.

Les maisons en terrasse

La Bibliothèque de Celsius : c’est vraiment l’édifice le plus intéressant, reconstruit entièrement par les archéologues autrichiens. Le résultat des spectaculaire même si la restauration par des ajouts de béton peut être discutable.

Ce bâtiment était destiné à être le tombeau du Proconsul de la Province en 117, et détournée en bibliothèque, car il était impossible de construire un tombeau au cœur d’une ville antique. 12 000 rouleaux y étaient conservés mais tous ont été détruits lors de l’incendie de 263. Cette bibliothèque était considérée comme la 3ème plus grande de l’Antiquité, après Alexandrie et Pergame. La façade de marbre, précédée de quelques marches, est très spectaculaire. Les colonnes monumentales, les niches et les statues de marbre qui les habitent, donnent beaucoup de relief à l’ensemble et se découpent sur le ciel bleu azur.

la bibliothèque de Celsius

Selon la saison, ce site est très fréquenté par les touristes mais il faut prendre son temps pour bien en apprécier la beauté, l’authenticité et son caractère unique.

La visite d’Ephèse et de Selcuk peut se poursuivre vers la Grotte des Sept Dormants, la Maison de la Vierge et la Musée Archéologique.

Michèle Martinez  du blog des Suds.


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