Import-export ou « d’un stanboliote rentré en France pour l’été  » …

La « transhumance » estivale est toujours l’occasion pour les expatriés de ramener des denrées du cru dans leur nid stambouliote. Le commun des Français s’accordera à bourrer ses bagages avec les traditionnelles cochonnailles et une gamme plus ou moins odorante de fromages.

Parmi ceux-ci, tout de même, la catégorie des parents voit souvent ses valises gonflées d’autres choses que les victuailles auxquelles on s’attend et privilégie des achats qui ne leur seraient même pas venus à l’idée avant l’arrivée de leur progéniture.

Parmi le ravitaillement de première nécessité, les achats liés à l’hygiène et la santé, raisonnés et raisonnables, encore que, en pharmacie comme ailleurs, il est souvent compliqué de ne pas céder à la frénésie des besoins créés par l’abondance de l’offre. Quand on habite à l’étranger, on apprend vite la liste des indispensables à ramener. (Attention, réservé aux initiés, c’est plein de gros mots pour ceux qui n’ont jamais pouponné) : tout d’abord, engranger les produits qui voient leur prix tripler ou quadrupler après leur import comme sérum physiologique, liniment oléocalcaire, sprays à l’eau de mer ou crème pour les irritations du siège. Ce que le commun des parents achètent en France à très bas prix devient carrément du luxe en Turquie. Pour certains autres produits en revanche, il ne s’agit pas seulement de faire de substantielles économies mais bien de parer à l’introuvable. On dévalise le rayon homéopathie : arnica-camilia-nux vomica… On lorgne sur l’aromathérapie et la phytothérapie. Des listes qui se transmettent de mères expérimentées à femmes enceintes avant que la date fatidique de la fin du 7 ème mois ne les empêche de prendre le prochain vol pour Orly pour s’approvisionner.

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Deuxième lieu passé au peigne fin : les librairies et boutiques de culture car si les imagiers et livres d’activités peuvent être acquis localement, les longues histoires et les documentaires en turc dépassent largement notre niveau de langue pour être traduites en simultané… Devant l’offre exponentielle en littérature de jeunesse. armée de mon petit calepin pour pouvoir échelonner les achats, je pèse le pour et le contre, au propre comme au figuré pour ne pas trop lester les bagages, et je pars parfois en trombe pour ne pas céder à l’achat compulsif !

Somme toute, je crois que mon compte en banque est ravi que j’habite à l’étranger pour ne pas passer la froide saison à découvert…

Christelle DD ,  j »élève mon enfant en Turquie