« Casablanca » au cinéma de plein air de la grande île des Princes : Büyükada Lale Sineması.

« Casablaca » au cinéma de plein air de la grande île des Princes : Büyükada Lale Sineması.

casablanca

Les îles des Princes restent la destination favorite des stanbouliotes pour les promenades de week-end, moyen de sortir de la ville le plus facilement possible, en bateau. Le charme des promenade en calèche, promenade en vélo ou tout simplement à pied dans ces îles où seul les véhicules d’urgence circulent, les superbes demeures en bois et leur splendides jardins leur confère un air de nostalgie très apprécié , permettant de se couper de la vie citadine et grouillante d’Istanbul.

Le cinéma de plein air de la Grande île le «  Lale sinemasi » ( cinéma de la tulipe ) qui existe et persiste depuis 1952, propose de continuer la soirée sur l’île au charmes d’antan.

L’association des auteurs de Cinéma ( SİNEMA YAZARLARI DERNEĞİ) en collaboration avec la Mairie des îles (ADALAR BELEDİYESİ) propose, en plein air, ce vendredi le film légendaire « Casablanca » ( 1942) avec Humphrey Bogart et Ingrid Bergman.

Précédé d’un exposé en turc de Fatih Özgüven, auteur, critique de cinéma et professeur section cinéma à la faculté de Cinéma de Bilgi , à 21 heures , la projection ouverte à tous et gratuite aura lieu à 21:30 vendredi 26 juin .

buyukadali_134013613070Büyükada Lale Sineması

Büyükada Çınar cad. 68

Tel: 0216 – 382 70 69

A signaler , l’ouvrage de Catherine Pinguet « Les îles des Princes, un archipel au large d’Istanbul «  paru aux Editions Empreintes temps présent ( 2013).

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« Quatre îles de l’archipel (Burgaz, Kinali, Heybeli, Büyükada) sont habitées tout au long de l’année et quotidiennement desservie par les ferries, tandis que les cinq autres îles, de taille beaucoup plus réduite, sont quasi désertes. Selon le temps, clair ou brumeux, selon que soufflent les vents du sud-ouest ou du nord-est, ces îles paraissent tantôt étonnamment proches, tantôt à peine discernables. En cas de tempête et d’épais brouillard, elles sont coupées du monde et provisoirement inaccessibles. De nos jours, les Turcs les appellent simplement adalar (les îles) et les Européens disent toujours îles des Princes. Peu connaissent leur histoire, passionnante, comme l’est souvent celle des mondes insulaires. Par le passé, elles étaient connues sous le nom de papaz adaları ; (les îles des prêtres), ou (les îles rouges), en raison de leurs nombreux monastères grecs orthodoxes et de la couleur de leur rivage.

Parler des îles, retracer leur histoire, conduit à aborder les circonstances des départs successifs de Rum, mais aussi de Juifs et d’Arméniens. Quant aux toutes petites îles qui fascinaient Sait Faik, nous verrons que deux d’entre elles, que les Grecs comme les Turcs appellent la Plate et la Pointue, furent le théâtre d’événements singuliers au point qu’elles ont toujours la réputation de porter malheur. » ( note de l’éditeur)

Horaires des  » vapurs «  ici .