Au départ d’Istanbul : Malte un rocher en Méditerranée .(II)

Maintenant que nous en avons appris un peu plus sur son histoire, partons la découverte de Malte.

L’île de Malte est un rocher en Méditerranée, entre la Sicile et les côtés d’Afrique du Nord. Son histoire, très riche au cours des siècles, a façonné sa personnalité. 

L’influence arabe, italienne et anglaise sont omniprésentes, et notamment sur la langue maltaise, aux consonances et à l’écriture très étranges, qui nous surprend des notre arrivée sur l’île.

Son climat, doux toute l’année et chaud en été, attire de nombreux touristes seniors de toutes nationalités et beaucoup de britanniques qui se sentent chez eux. L’été, des charters entiers de jeunes venus de toute l’Europe, pour des séjours linguistiques anglais, envahissent l’île, mais aussi pour la baignade et surtout pour faire la fête dans les nombreux bars et pubs où la bière coule à flot…

La conduite d’une voiture de location est une véritable aventure car elle se fait à gauche à l’anglaise, avec volant à gauche, ce qui nous désoriente tout de suite. Ajouter à cela, une très mauvaise signalisation, des noms de lieux imprononçables, des cartes routières très approximatives et des chaussées complètement cabossées, tout cela fait ressembler le voyage à un grand jeu de piste hasardeux plutôt qu’à un itinéraire solide et bien réfléchi !

L’île est constituée de roches calcaires de couleur jaune, la globigérine, exploitées en carrière, utilisées pour toutes les constructions dans le temps et encore aujourd’hui. L’intérieur de l’île est assez agricole ; quelques champs cultivés mais le plus souvent des sortes de petits jardins en terrasse, clôturés de murets de pierre qui protègent aussi du fort vent marin.

Eucalyptus, figuiers de barbarie, oliviers, quelques pieds de vigne… C’est la végétation méditerranéenne qui règne ici ! Très aride sous le fort soleil estival, l’ile est recouverte d’une belle herbe verte et de marguerites jaunes en ce début de printemps.

Évidemment, le point fort de l’île reste la découverte de La Valette, mais la campagne maltaise est habitée de nombreux villages et ce qui frappe à première vue, ce sont les églises innombrables et les énormes coupoles qui se détachent sur le ciel bleu.Vue depuis Mdina

Nous avons visité la ville de Mdina qui est l’ancienne capitale de l’Ile. La noblesse maltaise était installée là, à l’arrivée des Chevaliers de St Jean, qui préférèrent construire leur nouvelle ville sur la mer. Ce qui leur permit ce se défendre lors du Grand Siège de Soliman et des Ottomans. De ce fait, l’aristocratie maltaise resta à Mdina et continua à construire et à l’entretenir. Des rues piétonnes pavées, des palais magnifiques et superbement conservés, et une cathédrale baroque de tout premier ordre, entourés de remparts qui permettent une vue panoramique, donnent l’impression d’être hors du temps.

La ville de Rabat, qui jouxte Mdina, et en constitue les faubourgs, peut se parcourir en calèche.

A quelques kilomètres, Mosta est remarquable pour son église, qui possède une des plus grandes coupoles du monde, mais nous n’avons pu y entrer car elle était fermée, et nous avons eu plusieurs fois le même désagrément devant certaines églises.

Port de Gozo

Sliema, sur la cote, est la station balnéaire de l’île, assez cosmopolite, où on trouve une forte concentration de restaurants, bars-terrasses et la plupart des hôtels. Les touristes et les maltais aiment se promener ou faire du sport sur la corniche. La navette bateau qui part du port de Sliema est bien pratique pour rejoindre La Valette rapidement. Nous avons apprécié cette situation et notre hôtel en bord de mer.

Pas très loin, St Julian’s, petit port pittoresque autrefois, est aujourd’hui l’endroit où se trouvent les boutiques de luxe, les grands hôtels et les deux casinos de Malte, qui organisent de nombreux tournois internationaux de poker.  Patrick Bruel, grand joueur de poker, faisait partie de l’équipe de France et était à St Julian’s en même temps que nous, mais nous ne l’avons pas croisé !

La côte Nord, seulement, est dotée de criques et de plages où le vent permet la pratique du kite surf, mais l’île est plutôt entourée de falaises et de rochers qui rendent la baignade difficile et la mer seulement accessible par endroit. En été, la visite de la Grotte Bleue, sur la cote sud de l’île, est une sortie incontournable.

Plage de Kite surf -nord de l'île

Le dimanche matin, le petit port de Marsaxlokk recoit un grand marché sur ses quais, notamment un marché aux poissons, devant les barques multicolores traditionnelles de l’île, appelées luzzu, dans une ambiance architecturale plutôt orientale.

Luzzu dans le port de Marsaxlokk

L’île de Gozo 

Le ferry qui permet de rejoindre en voiture l’Ile de Gozo se trouve au nord de l’île. La traversée se fait toutes les demi-heures et dure un quart d’heure environ. Des bateaux partent aussi de Sliema pour passagers seulement, et surtout l’été pour profiter de la mer. 

L’ile de Comino, entre Malte et Gozo, est le paradis de la baignade. De nombreuses criques et les eaux les plus limpides de la Méditerranée en font un endroit très réputé pour la plongée sous-marine.

Gozo est plus agricole que Malte, avec aussi de nombreux villages.

Port de Gozo

La capitale de l’île, Victoria, est une citadelle fortifiée sur un haut plateau qui domine   la campagne, construite au XVI et XVIIéme siècle. De nombreux travaux de rénovation sont en cours dans la ville et sur les bâtiments. La très belle cathédrale est recouverte en partie d’un échafaudage, mais nous avons pu en visiter l’intérieur. Elle a été construite à l’époque baroque, et elle en possède tous les attributs. Son plafond est recouvert de peintures en trompe l’œil réalisées par des artistes de renom. 

Nous sommes vraiment surpris de trouver une église de cette qualité au milieu d’une si petite île.

Nous avons été séduits pas la beauté de Malte et de ses deux îles sœurs qui leur a valu le surnom des « Trois Perles de la Méditerranée ». Notre voyage nous a vraiment permis de l’apprécier.

* Vol quotidien avec Turkish Airlines depuis l’Aéroport International Ataturk.

                                                                                                Michèle Martinez du Blog des Suds