A la recherche d’une crèche à Istanbul : la crèche-télé nous a (presque) tués…

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Août 2011. Alors qu’en France, l’inscription d’un chérubin en crèche s’effectue avant même sa naissance, nous prenons la décision de placer notre aîné à la fin de l’été pour une rentrée quelques jours après. Pas de souci de place, beaucoup de parents préfèrent faire garder leurs enfants d’âge préscolaire par une grand-mère, pour des raisons financières évidentes vu les tarifs souvent prohibitifs de ces établissements, tous privés.

Dans notre quartier, une seule crèche vraiment pratique sur le trajet du travail : nous misons dessus car elle n’est pas trop chère… Bon, il faut aimer le kitsch des coussins dorés et ne pas craindre les acariens des moquettes et tapis défraîchis, mais on ne se formalise pas pour ce genre de détails. C’est l’entretien avec la directrice qui se chargera de nous achever complètement. L’accueil des enfants s’effectue dans le salon, dans lequel trône un immense écran de télévision : Alix y passerait une bonne heure et demie devant vu nos horaires de travail… Hmmmmm, notre fils n’a jamais regardé la télé et on préférait éviter qu’il ne

1. s’abrutisse

2. de façon passive

3. et régulière

4. devant des programmes débiles

5. dès les premières heures de la journée…

Ah bon, il ne regarde pas la télé (un peu courroucée, et légèrement offusquée -mais ils pensent qu’ils vont m’apprendre mon métier ceux-là… ), votre petit pourra dans ce cas jouer seul dans une pièce attenante. La bonne idée pour une intégration réussie, qui plus est d’un enfant qui ne parle pas encore la langue du pays !

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Second terrain miné : la nourriture. Chez nous, le lait se boit nature, le goûter est plutôt orienté sucres naturels, et notre fils n’avait à l’époque pas encore goûté au chocolat. Là encore, on aurait débarqué de la lune que ça n’aurait pas autant interloqué la directrice… S’engage un dialogue de sourds et pire que le lait à la banane chimique ou les tartines de chocolade, pire que l’ordinateur trônant dans la salle à manger qu’on nous fait visiter à contrecœur, c’est le ton adopté par notre interlocutrice qui nous fait vite détaler … et franchement déprimer : entre la “crèche-télé” et les crèches prétentieuses hors de prix, allions-nous trouver un petit nid* adéquat, sans complètement remettre en question nos valeurs éducatives ?

*En turc, crèche se dit “yuva”, prononcer « youva », c’est-à-dire “nid”.

                                                                                                                    Christelle DD

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